Les / œuvres de mort / prises au hasard / se passent de commentaires

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[ Les œuvres de mort / prises au hasard / se passent des commentaires ]
Exposition aux Archives Nationales, Site Pierrefitte-sur- Seine, dès le 1 er octobre au 3 novembre 2015.
Création de Ioanna Neofytou et Amélie Durand


L’exposition Les/ œuvres de mort, / prises au hasard, / se passent de commentaires est le résultat du travail de collaboration que nous avons mené dans le contexte du concours international Traversée des Frontières – Regards sur la guerre de 1914 – 1918, organisé par l’Université Paris 8 et les Archives Nationales. Pour la réalisation de l’exposition nous avons utilisé des documents d’archive datant des 36 premiers jours de la Première Guerre Mondiale, présentés dans l’exposition Août 1914 - Tous en guerre ! aux Archives Nationales/Site de Pierrefitte-sur- Seine, en 19.9.2014 - 22.1.2015, sous le commissariat d’Isabelle Chave. Cette exposition s’attachait à montrer comment, de la mobilisation à la première bataille de la Marne, la guerre a été présente à l’arrière : comment tous, à compter du 2 août 1914, se sont trouvés mobilisés.
Dans un premier temps, nous nous sommes intéressées à la perception, la transmission et la commémoration de la Première Guerre Mondiale, cent ans après, par les sociétés contemporaines. Nous souhaitons examiner l’influence de ces démarches sur le rapport des nouvelles générations — nous-même incluses — avec cette guerre et avec la guerre. Dans un deuxième temps, nous nous sommes intéressées à l’engagement des sociétés contemporaines dans les guerres actuelles et à leur perception de ces guerres : Quelles sont les nouvelles formes de la guerre, cent ans après la Grande Guerre ? Comment la vie quotidienne des citoyens est-elle ou non influencée par les guerres menées par leurs pays à l’étranger ? À quel point la guerre est-elle aujourd’hui dématérialisée ? Ces questions sont les déclencheurs de notre travail qui, à partir des images et des documents d’archive, questionne sous la forme plastique notre rapport à la guerre et à l’Histoire. L'élaboration de notre projet de traitement des archives et son inscription dans la création contemporaine nous fait porter un regard nouveau, extérieur, sur notre rapport à cette partie de l'Histoire. Les traces de ce conflit nous sont aujourd’hui proposées comme notre patrimoine, détachées d’une réflexion sur l’implication présente de la France dans des conflits militaires à l’étranger. Cent ans après, nous voulons réfléchir au fait que pour nous le conflit se passe toujours ailleurs, soit dans un passé intouchable soit dans un pays lointain, sous la forme d’une horreur dématérialisée, sans impact patent sur le contenu actuel du panier de la ménagère.
Enfin, dans Les/ œuvres de mort,/ prises au hasard,/se passent de commentaires, nous souhaitons ouvrir ces documents d’archive à la possibilité d’un remploi, d’une révision, d’un déplacement, d’une falsification, de l’aménagement d’un passage entre réalité et fiction. Nous aimerions créer sous la forme d’un espace ludique les conditions permissives d’une approche singulière et nouvelle de la mémoire, du sentiment de conflit et de la perception du présent ; conditions permissives, donc, d’un résultat artistique. Nous voudrions, par la déformation de l’archive, parvenir à la recevoir dans sa dimension actuelle. Les/ oeuvres de mort,/ prises au hasard, / se passent de commentaires est un titre-collage qui parle de notre tentative esthétique de réappropriation : pour pouvoir commenter et réfléchir à certaines données de l'Histoire, nous avons besoin d'y avoir accès, non au hasard du devoir de transmission et de mémoire mais par nos propres moyens, du fait de notre compréhension de ces documents comme parts de notre passé, de notre présent et des conditions de notre liberté.

Ioanna Neofytou
Amelie Durand

Informations : http://www.archives-nationales.culture.gouv.fr/...
http://www.univ-paris8.fr/Inauguration

Les œuvres de mort, prises au hasard, se passent de commentaires
Cartes postales, Affiche, Journaux


Y a tout le temps un conflit, tout le temps y a quelque chose à redire
installation, vidéo, son


Projet de Loi
rouleau de papier imprimé, poème

Nous remercions pour leur collaboration, leur soutien et leur aide précieuse Adrien Vodslon et ses élèves, Isabelle Chave, Séverine Bortot, Arno Gisinger, Dimitris Stamatis et Marie Willaime.